Non

Ce site est encore en construction…

Nous ne voulons pas de maxi-prison à Bruxelles; nous ne voulons pas de nouvelles prisons; nous voulons raser au sol tous ces lieux infâmes.

Nous ne voulons pas que Bruxelles devienne davantage une ville-prison, taillée pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les fonctionnaires.

Nous ne voulons pas pas de cette taule parce que nous n’acceptons pas le renforcement sécuritaire qui en découlera, le durcissement des conditions de vie, la misère croissante, agression policière, l’abrutissement de nos cœurs et nos têtes par un monde qui ne tourne que pour le fric et le pouvoir.

Nous voulons la liberté. Nous nous insurgeons pour elle, et combattons pour la liberté de toutes et de tous.

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[Affiche] Non à la construction d’une maxi-prison à Bruxelles

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Non à la construction d’une maxi-prison à Bruxelles

Parce que cette nouvelle prison sera un outil de plus aux mains du pouvoir pour écraser les pauvres et les insoumis. Elle va de pair avec le durcissement des conditions de survie, la brutalité des policiers et l’aggravation du contrôle.

Parce que le pouvoir investit dans la construction de nombreux projets prestigieux pour les riches et leurs affaires dans tous les quartiers. Pendant ce temps la population peut crever, dont une partie en taule. Tout pouvoir partout et toujours ne s’intéresse qu’à la protection de lui-même et de ses richesses.

Parce que la liberté et la joie de vie nous manquent affreusement et cette nouvelle prison ajoutera davantage de couches de misère.

Parce que notre désir de respirer comme hommes et femmes libres est irréconciliable avec le fait qu’il y aura au moins 1200 personnes enfermées, matées, dominées dans cette prison : 1200 hommes, femmes, enfants.

Parce que tout simplement, la prison est une atrocité et les atrocités sont à détruire, pas à construire.

Cette prison ne sera pas construite

 

 

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Construire des murs pour enfermer la révolte

Une nouvelle prison contre la révolte à l’intérieur…

Depuis quelques années, les murs des prisons sont percés par des révoltes, des mutineries et des évasions. Des prisonniers rebelles ont démoli des infrastructures carcérales, allumé des feux, refusé de réintégrer les cellules après le préau, sont montés sur les toits pour marquer leur rage. Ils ont pris des matons en otage, ouvert les portes des cellules pour tout le monde sur la section, attaqué la police en intervention. Le pouls s’accélère, la respiration devient plus profonde. Dans la révolte, nous découvrons la liberté.

A l’extérieur des murs aussi, certains serrent les poings et passent à l’offensif. De manifestations en attaques contre les entreprises qui font leur beurre sur l’enfermement. D’embuscades contre les matons au mitraillage de la porte de la prison de Forest. De l’organisation d’évasions en émeutes dans les quartiers. Les murs des prisons se sont souvent avérés de ne pas être assez costaux.

Mais face à la révolte, il y a la répression. L’État l’annonce depuis moment: la construction de 13 nouvelles prisons modernes et efficaces. Certaines sont déjà en construction, pour d’autres le gouvernement cherche encore des sites. Mais il est certain qu’à Bruxelles aussi, le pouvoir veut une nouvelle prison, la plus grande de toutes. Il veut la construire sur le territoire de la commune de Haren, entre Evere et Schaerbeek. Là où on peut aujourd’hui encore se promener dans le dernier bout de vert de Haren et contempler l’horizon, ils veulent ériger des murs; des murs et encore des murs.adesivo-cassa2

 et contre la révolte à l’extérieur

Ce n’est pas seulement pour dompter la révolte à l’intérieur des prisons que l’État veut construire cette nouvelle maxi-prison. Cette prison deviendra aussi un élément indispensable dans ce que les puissants sont en train de faire en général. Ici à Bruxelles, le pouvoir est en train de mutiler une population entière, sans honte. Des projets de construction pour les puissants et leur fric poussent comme des champignons pendant que le Bruxelles d’en bas est enfoncé encore plus dans la misère; les loyers augmentent, les allocations et les salaires diminuent. Les conditions de travail se dégradent, les lois sur l’immigration se durcissent.

Là où s’impose la fortune, le pouvoir a besoin de se protéger des opprimés, de protéger lui même et sa propriété. Car le vol et la révolte sont toujours possibles. La brutalité des sales keufs va de pair avec la lâcheté de leurs caméras et celles des bourges du coin. La nouvelle prison à Haren servira dans l’avenir à enfermer au moins 1200 personnes. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de coups à endurer, pas assez de misère et de souffrance !

Aussi dans cette ville, qui commence à ressembler toujours plus à une prison, c’est la révolte qui nous donne de l’oxygène. La révolte contre les responsables de cette vie enchaînée. La révolte contre les milliers de murs qu’ils ont construits, partout autour de nous. La révolte pour pouvoir être libre, pour pouvoir respirer en être libre.

Nous invitons donc tout le monde à lutter contre ce projet affreux de construire une maxi-prison à Bruxelles. Face à l’arrogance illimitée du pouvoir, c’est à nous qu’il incombe de rassembler notre courage.

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[Affiche] Luttons contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles

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[Texte] Bruxelles d’en bas ne se rendra pas

L’ordre doit régner, c’est l’obsession de tout pouvoir. Endiguer et anéantir le désordre, comme celui qui existe encore dans cette capitale de l’Europe, un désordre qui nous permet de respirer encore un peu dans un monde asphyxié, est alors une préoccupation permanente. Ça passe ou ça casse.
Parfois, submergés dans les soucis du quotidien, on a tendance à oublier que les puissants ont des idées pour l’avenir de Bruxelles, car les mots qu’ils utilisent pour qualifier leurs projets resteront toujours difficiles à comprendre pour ceux qui vivent en bas. Ce n’est pas qu’ils seraient plus intelligents, plus érudits, mais tout simplement, ils parlent un autre langage. Pensez simplement à cet énorme monstre qu’est le Palais de Justice, plombant les quartiers bruxellois, symbole d’un pouvoir qui se veut omniprésent. Aujourd’hui, ce n’est pas un nouveau Palais de Justice qu’ils construisent, ce sont des dizaines de projets de réaménagement. La zone autour de la gare du Midi transformée en quartier d’affaires. Les abords du canal destinés à devenir quartiers branchés. A coups de projets de réaménagement, d’îlots d’appartements clôturés et sécurisés, ils pensent pouvoir nettoyer Cureghem, un des foyers de révolte viscérale. Entretemps, le quartier européen devient petit-à-petit une forteresse, accessible uniquement aux politiciens, eurocrates, journalistes, fonctionnaires.
Mais ce n’est pas tout. Bruxelles est un mélange improbable, traversé de contradictions criantes : grandiose capitale de l’Europe et de la Belgique, mais qui en même temps compte la population la plus pauvre et démunie de toute la Belgique. Siège de l’OTAN, l’alliance des assassins en kaki, et en même temps une ville où le dégout pour tout uniforme est plus courant que l’amour pour l’ordre. Plateforme des relations internationales entres les Etats, d’accords économiques, de trafics à grande échelle et, en même temps, carrefour où se rencontrent des gens du monde entier, mais du monde d’en bas, tous porteurs de leur histoire, de leur vécu, de leurs douleurs et espérances, de leurs révoltes aussi.
Bruxelles se compte certes parmi les endroits où la révolte couve en permanence. Prête à exploser, comme une bombe à retardement. Car du mélange entre le désordre qui nous fait vivre dans les rues de Bruxelles et la misère à laquelle nous essayons de survivre, le pas vers l’insurrection contre le pouvoir est franchissable. Et c’est exactement cette possibilité, ce spectre d’une révolte d’en bas, que le pouvoir veut conjurer. Le projet de l’avenir pour Bruxelles, dans les rêves de la caste dirigeante, c’est la pacification, c’est l’effacement de toute velléité de révolte dans cette population récalcitrante. Et ce projet est un ensemble de choses. Ce n’est pas seulement la reconfiguration urbanistique de la ville comme dit plus haut, mais c’est aussi sa sécurisation : des caméras de surveillance partout, un réseau de transport en commun ultra-contrôlé, une police conçue comme une armée d’occupation. Et n’oublions pas la construction annoncée d’une méga-prison, la plus grande de Belgique, au nord de Bruxelles. En fait, la méga-prison est à l’image du grand projet pour Bruxelles : la ville comme grande prison à ciel ouvert.
Il s’agit donc de comprendre comment tous les mesures, tous les projets d’Etat, toutes les directives des différentes polices, font un ensemble, destiné à endiguer le désordre et prévenir une explosion sociale à l’image de celle d’Athènes il y a quelques mois ou celle de Londres de l’année dernière. Les combats à mener seront virulents, mais un choix préalable s’impose : soit accepter et courber l’échine, soit se défaire de toute illusion, de toute confiance dans le pouvoir et se placer carrément sur le champ de la révolte. Au quotidien. Pas comme une bataille en vain, où on lutterait désespérément contre la marée qui monte, mais comme un cri de vie, une affirmation de la liberté que nous voulons, du désordre des désirs qui courent dans nos veines. Les mi-chemin entre la résignation et la révolte, terres fertiles des compromis et de la politique, ne sont même plus envisageables. Les illusions d’une intégration, d’une amélioration des conditions de vie, d’une entente entre les revendications d’en bas et les intérêts d’en haut fondent comme de la neige au soleil. Du côté du réformisme, du petit-à-petit, des manœuvres politiques, du respect de la paix sociale en échange de quelques promesses, il n’y a plus rien à espérer.
Plus tout pointe en direction de la pacification, du sacrifice de tous au nom de l’économie et du contrôle, plus nous devons tendre vers la révolte, se préparer au soulèvement, saisir toute occasion pour passer à l’attaque contre l’ordre de ce monde. Et ce n’est pas un vain espoir en l’air, pas un vœu dans le vide, mais une possibilité concrète.
Alors, comment procéder pour combattre leur projet de prison à ciel ouvert ? Il faut tout d’abord se défaire de la mauvaise habitude de l’obéissance qui persiste. Il n’y a aucune grande organisation à rejoindre ou à construire, ni des leaders ou des chefs à suivre. Il n’y a pas de revendications à rédiger ou à souscrire, pas d’institutions sur lesquelles faire pression. Il faut abandonner définitivement le terrain de la fausse contestation démocratique, électorale ou pas.
Contre leur prison à ciel ouvert en construction, l’insurrection est nécessaire, une insurrection qui balaye violemment les fondements de leur monde qui nous encage. Mais l’insurrection n’est pas un grand moment à attendre patiemment, elle commence aujourd’hui. Elle est comme une tâche d’huile qui peut se répandre à n’importe quel moment. Que ceux qui sont prêts à l’attaque se rencontrent et forment des petits cercles. Qu’ils réfléchissent à où et comment attaquer déjà maintenant le pouvoir et ses représentants. Que ces petits cercles passent ensuite à l’action, donnant ainsi aussi du courage et de l’inspiration aux autres. Qu’entre ces cercles naisse une complicité contre le pouvoir, qui permettra de prendre soin les uns des autres aux moments difficiles et de passer au moment propice à des attaques plus amples contre ce qui nous opprime. Voilà les petites étincelles qui peuvent enflammer toute la prairie.
Quand en 1883, après des longues années de résistance, le pouvoir s’apprête à ouvrir officiellement le grand Palais de Justice plombant le quartier populaire des Marolles, des escadrons militaires sont déployés pour éviter tout débordement, par crainte de ceux d’en bas. Malgré les militaires, malgré les barbelés, malgré les barrages, une foule enragée saccage entièrement le Palais de Justice, le premier jour de son ouverture. Les hauts dignitaires, les juges, les chefs de police, les politiciens fuient en tout hâte pour échapper à la soif vengeresse de la populace qu’ils détestent tant.
Bruxelles d’en bas ne se rendra pas.
[extrait du journal anarchiste bruxellois  “Hors Service”]
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[Tract] Luttons contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles

Il y a deux semaines (décembre 2012), les premières distributions de tracts appelant à une lutte contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles ont eu lieu à Anderlecht et à Molenbeek. Dans différentes quartiers bruxellois, la colle des premières affiches contre la maxi-prison est encore fraîche.

Nous pensons que le premier pas vers une lutte sans compromis contre cette nouvelle monstruosité du pouvoir, soit la diffusion de la contre-information, tout d’abord dans les quartiers où nous vivons et luttons. Car si, comme ce premier tract explique, l’Etat prévoit cette construction afin d’enfermer d’avantage de pauvres, exclus et révoltés, c’est la ville entière de Bruxelles qui est dans la ligne de mire. D’avantage d’uniformes et de contrôle dans la rue, vidéosurveillance partout, sanctions administratives pour n’importe quelle connerie, militarisation des transports en commun, réaménagement des quartiers populaires pour « nettoyer la ville », extension de la zone européenne… tout cela est à l’image de la construction prévue à Haren, au nord de Bruxelles. La construction de la nouvelle prison va main dans la main avec la transformation de Bruxelles en grande prison à ciel ouvert.

N’attendons pas. Nous appelons tous ceux et toutes celles qui veulent lutter de manière directe contre ce projet de l’Etat à s’organiser entre eux, à discuter de la signification d’une nouvelle prison, à distribuer la contre-information, à préparer et à réaliser des actions, grandes ou petites, pour mettre des bâtons dans les roues de l’Etat.
Que naissent partout des cercles de combat. Que chaque rue, place, endroit s’auto-organise pour donner corps et âme à cette bataille importante. La lutte auto-organisée et directe est la meilleure et la seule façon de combattre réellement la construction de cette maxi-taule.

Luttons contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles !

D’une maxi-taule…

A Haren, au nord de Bruxelles, l’Etat prévoit la construction de la plus grande prison de l’histoire belge. Elle viendra s’ajouter au plan de neuf autres nouvelles prisons. Cette nouvelle prison devra permettre à l’Etat d’enfermer d’avantage de personnes, dans des conditions plus sécurisées et plus répressives. Si les nombreuses révoltes, mutineries et évasions des dernières années ont donné corps et âme à un désir de liberté, cette nouvelle couche de construction de prisons cherchera à l’étouffer.
Il n’y a pas à tourner autour du pot : la prison sert à maintenir la société en place. Et cette société, c’est une société divisée en riches et en pauvres, en dominants et dominés, entre maîtres et esclaves. Celui qui porte atteinte à la propriété privée, qui enfreigne les lois, qui sort du « droit chemin » de la résignation pour se lancer dans la révolte, sait que la prison pourrait l’attendre.
La maxi-prison prévue à Bruxelles ne sera donc rien d’autre qu’une énième arme du pouvoir pour mater le désir de la liberté et enfermer toujours plus de récalcitrants. Et qu’on se trouve dedans ou dehors, son ombre sera une chaîne autour du cou de nous tous.

… à une ville-prison

La maxi-prison prévue à Haren est à l’image de ce que le pouvoir veut faire de Bruxelles : transformer la ville en grande prison à ciel ouvert. Réaménagements des quartiers pour nous chasser (comme dans le bas de Saint-Gilles, le long du Canal ou encore à Cureghem). Quadrillage de la ville par la vidéosurveillance et la présence des uniformes de toute sorte. Militarisation des transports en commun. Sécurisation des quartiers d’affaires et des institutions européennes. L’ordre doit régner, tout le monde est appelé à marcher au pas de l’économie et du pouvoir. L’Etat cherche ainsi à écraser la rage contre ce monde, à freiner la remise en question d’une société qui vit sur l’exploitation et l’oppression.

Alors, vive la mutinerie !

Tout plan peut être gâché, toute construction peut être sabotée, tout pouvoir peut être attaqué. La lutte contre la construction de cette maxi-prison doit être une lutte directe et offensive, c’est la seule manière de l’empêcher. On ne peut confier cette lutte à qui que ce soit (partis, syndicats,…), elle doit partir de nous-mêmes, les prisonniers du dedans et du dehors.
Le pouvoir veut nous faire croire qu’on ne peut rien faire. Il se veut invulnérable. Mais les choses ne sont pas comme ça. Le pouvoir peut être attaqué partout où il se concrétise : dans ses bureaux, dans ses institutions, dans ses uniformes. Et cela, cette révolte, ne dépend que de nous-mêmes.
Combattons de toutes nos forces, sur tous les terrains de la vie, contre le rêve du pouvoir qui nous verrait bien tous prisonniers. Révoltons-nous contre tout ce qui cherche à nous enfermer.

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